« Le poids du monde » de David JOY

(Editions Sonatine, 320 pages, parution le 30 aout 2018)

Reçu par le biais du Picabo River Book club sur FB

Résumé:

Après avoir quitté l’armée et l’horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient dans son village natal des Appalaches. N’ayant nulle part où aller, il s’installe dans sa vieille caravane près de la maison de sa mère, April, qui lutte elle aussi contre de vieux démons. Là, il renoue avec son meilleur ami, Aiden McCall. Après la mort accidentelle de leur dealer, Thad et Aiden se retrouvent soudain avec une quantité de drogue et d’argent inespérée. Cadeau de Dieu ou du diable ?

CHRONIQUE SOLO DE KATE

(note: 4/5)

Une misère plus que noire au fin fond des Appalaches
*
Connaissez-vous un roman noir rural au bord de l’asphyxie, qui vous entraîne au fond d’une spirale dont vous ne pourrez pas remonter à la surface? Oui, je l’ai trouvé! C’est le second roman de David Joy, un jeune auteur qui a déjà secoué le lectorat avec son premier opus « Là où les lumières se perdent » .
*
Il m’a terriblement remué « au fond de mes tripes ». Clairement ! Je préfère vous le dire: ne le lisez pas en hiver, quand le peu de lumière a du mal à se faufiler à travers les nuages gris. Mais préférez les jours de grand soleil, munissez-vous d’un transat, lunettes, soda et une dose d’optimisme, et , plongez…..
*
C’est l’histoire de trois personnages cabossés par la vie. Trois êtres en quête de bonheur et de « bonne fortune ». Un jeu de mots qui s’apparente soit à de la chance, soit à de l’argent pour….trouver son bonheur? Oui, de la chance, qu’est-ce donc dans ce coin paumé des Appalaches, qui renie les « laissés-pour-compte » ?
Pour Thad, jeune vétéran de retour dans sa caravane, qui tente d’oublier ses démons. Pour Aiden, son ami meurtri, l’espoir d’une vie ailleurs. Et pour April, la mère de Thad, c’est se fabriquer un meilleur souvenir, partir vers un nouvel Eldorado et panser ses blessures.
Forcer leur destin, est-ce bien la meilleure solution? Les deux jeunes hommes courent à leur perte; une folle poursuite qui aura des répercussions terribles et dévastatrices.
*
« Qu’un homme soit né d’un côté ou de l’autre, il finissait toujours par faire des choses qui le hantaient pour le restant de sa vie. Les gens commettaient des erreurs qui ne pouvaient pas être réparées,… »
Voici une des pensées de Thad, dans un moment de pur désespoir ou alors de lucidité? Et c’est bien là tout le paradoxe. A force de vouloir s’élever et s’en sortir, la guigne le rattrape plus vite qu’il n’éternue!
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Une écriture désespérée et violente qui nous montre les dures réalités de ce petit microcosme américain. Pour ma part, en touriste qui ai vadrouillé un petit peu dans ce coin (le comté d’Asheville), j’ai apprécié de voir « l’autre revers de la médaille » ici.

C’est cru, c’est terrible, c’est brutal mais c’est surtout leurs vies.

Je me suis attachée à ces personnes , notamment Aiden, cherchant des opportunités d’avenir (vente de drogues).
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On assiste à une véritable descente aux enfers. On ne lâche pas le livre, on veut savoir, on veut aider. Et on se retrouve sur le carreau. Net, sans bavures. le coeur en miettes…..
Question de survie: on se dit que ce n’est que de la fiction. Ah oui? C’est tellement bien écrit que cela paraît réel. Vous croyez? Un monde violent, glauque, à la limite du supportable, rempli de vengeance mais aussi de regrets. Allez, on ne fait pas l’autruche, on sait que cela existe …..et on n’en sort pas indemne.…Pas complètement.
*
Mr Joy, vous avez un réel talent de conteur et vous gagnez votre place dans le genre « roman noir sociétal ».

 

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« Une femme entre nous » de Hendriks & Pekkanen

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Editions Sonatine, parution le 01/05/18

Résumé:

…Essayer ainsi de vous donner envie aux dépens de votre plaisir nous a semblé malvenu. Nous nous contenterons simplement de vous dire que Greer Hendricks et Sarah Pekkanen ont élaboré une construction littéralement diabolique et inédite afin de nous faire éprouver l’espoir et le désespoir des femmes, l’usure du couple, l’amitié féminine, tout cela sous couvert d’une intrigue captivante et de personnages bouleversants.

 

CHRONIQUE SOLO DE KATE

(note: 3,5/5)

Qui aime les « tourneboulés » (twist)?
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Alors, qu’en est-il de ce fameux thriller si encensé en ce moment dans les médias ?
J’ai décidé moi aussi de me laisser surprendre par ce best-seller des éditions Sonatine.
La couverture, que nous apprend-t-elle? Une écriture rouge sang, deux jeunes femmes presque identiques mises en miroir . Ca a de l’allure. Cela m’intrigue.
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Ici il est question d’un futur mariage huppé à New York, de deux femmes avec un même homme. Un triangle amoureux en somme. Oui, mais pas que.
Aussi de vengeance, de règlements de compte, de jeu de dupes.
*
Le texte est narré avec plusieurs points de vue, toujours féminins. Toujours à la première personne du singulier. Et je vous conseille de bien rester concentré sur votre lecture. Car un coup de théâtre s’annonce au premier tiers du roman. Ha! Je vous ai bien eu!
Comme j’ai lu quelques chroniques avant d’ouvrir le roman, je me suis préparée à quelques retournements. Ayant l’habitude de ce genre de twist, je me suis « méfiée ». MAIS je me suis fait « avoir comme une bleue ».
Chapeau !
Il y a bien quelques détails qui peuvent mettre la puce à l’oreille. Je vous mets au défi , hein!
Passé ce premier étonnement, le récit se poursuit nonchalamment pour finir en apothéose. Il y a encore eu 1 fois, 2 , 3 fois des « tourneboulés » qui brouillaient les cartes. Les jeux sont faits, rien ne va plus !
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L’histoire de femme blessée n’est pas une idée originale bien sûr mais suffisamment addictive pour l’engloutir en deux jours. Une écriture résolument féminine (quatre mains) ,agréable et très scénarisée (à quand un futur blockbuster?).
L’intimité des personnages est bien fouillée, bien décrite et surtout pleinement nuancée. Personne n’est parfait . Méfiez-vous des apparences (surtout les plus jolies, les plus lisses).
**petit spoil** le Prince charmant ici, a une personnalité psychiatrique « très à la mode », je n’en dis pas plus.**
*
En conclusion, je dirais que c’est une lecture toute indiquée pour les amateurs de thrillers psychologiques aimant se « faire mener en bateau » et des révélations fracassantes.

« Dans la cage » de Kevin Hardcastle

Chronique solo de Kate:

(Editions Albin Michel, 336 pages, parution le 29 aout 2018)

  • C’est une nouveauté de cette rentrée littéraire. J’ai pu le lire grâce au soutien du Picabo River Bookclub sur FB. Vous connaissez déjà mon amour pour cette collection « Terres d’Amerique »…

(note 3,5/5)

Une tragédie qui vous met K-O
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Et un crochet du droit, un uppercut, un jab et te voilà dans les cordes.
Eh oui, le premier roman d’un auteur canadien parle de boxe. L’auteur est lui-même ancien boxeur et cela se ressent.
N’y connaissant rien de rien à ce sport de combat, cela ne m’a pas freiné dans ma lecture.
Une lecture attentive, concentrée sur les actions qui s’enchaînent à toute vitesse.
*
Bienvenue dans le monde de Daniel « Dan », jeune boxer à la retraite, marié à Sarah et papa de Madelyn. Tous trois forment une petite famille très soudée, dans un coin paumé de la province d’Ontario.
Dan a raccroché les gants après s’être blessé et a perdu son rêve de devenir champion. Dans cette contrée âpre et un peu hostile, le travail est difficile à obtenir. Il faut pourtant « faire bouillir la marmite ». La famille se fait aider par leurs voisins amis (sorte de grand-parents adoptifs). Mais cela ne suffit pas. Dan devra se mêler à la mafia locale….malgré sa promesse.
Et là les ennuis commencent….jusqu’à l’apothéose finale.
*
J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le récit. Une multitude de personnages entrent en scène rapidement, les actions s’enchaînent, les scènes de combat sont époustouflantes. Je me revoyais jouer à « Street fighter » sur ma console.
Puis au milieu du livre, je me suis fait happer dans cette spirale descendante, dans une noirceur glauque et terriblement malsaine.
On se rend vite compte que l’espoir d’une vie meilleure est vaine et que la tragédie que tout le monde ressent arrivera bien vite.
Je me suis attachée à ce petit bout de femme qu’est Sarah, une épouse attendrissante et bienveillante.
Le dernier uppercut est donné en finale, quand on ne s’attend plus à rien de pire. Et c’est là tout le talent de l’auteur. Nous embrumer, nous endormir puis nous donner son coup de poing …..là où ça fait mal…..
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Quand la violence à l’état brut a tout donné mais qu’elle essaie encore de tirer sa révérence , de sortir du ring avec brio : voilà , c’est ça la tragédie.
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Même si je n’ai pas réussi à m’imprégner du personnage de Dan (excepté lors de ses combats de free fight ), j’ai eu tellement de peine pour ce « laissé-pour-compte « trash-white » .
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Quand un choix difficile fait il y a longtemps peut faire saborder l’équilibre des années après.
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L’écriture est nerveuse. Des scènes tout à fait envisageables pour le cinéma. Des détails et descriptions justes et surtout précises (par exemple la boxe). Un décor sordide et poisseux collant bien au contexte misérable et violent.

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Si vous aimez le fre-fight et le genre « pulp fiction » , vous serez servis.

 

« L’Affaire Dupont de Ligonnès », la secte et l’assassin – Guy Hugnet

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(Editions l’Archipel , parution mai 2018), merci à Mylène pour cette proposition.

Résumé:

On croyait tout savoir sur l’affaire Dupont de Ligonnès. Tout, sauf l’essentiel : qu’est-il advenu de l’auteur présumé du quintuple assassinat de Nantes ?
C’était le 21 avril 2011 : la police découvrait cinq corps enfouis sous la terrasse d’un jardin, chacun accompagné pour son dernier voyage d’une figurine religieuse. Or cette « clé » symbolique n’a été que très peu exploitée. Elle permet pourtant de déchiffrer cette affaire criminelle hors norme.
Xavier Dupont de Ligonnès grandit dans la magie des miracles et des apparitions, auprès d’une mère – papesse autoproclamée d’une Église apocalyptique – engagée dans un combat obsessionnel contre Satan. Jusqu’à l’âge de 35 ans, il se croit un « Élu » de Dieu. Puis, brutalement, il perd la foi. « La pire désillusion », écrira-t-il. Dès lors, tel Lucifer, l’ange déchu, il entame une longue descente aux enfers qui se conclura par une effroyable tragédie familiale.
Menée sur six années et s’appuyant sur des documents inédits – notamment les écrits de la mère –, cette enquête suit, tel un profiler, l’errance mentale d’un psychopathe hanté par la question religieuse. Guy Hugnet s’est rendu à Roquebrune-sur-Argens, sur les lieux de la disparition de «XDDL». Après avoir reconstitué l’itinéraire probable du fugitif, il indique le lieu, jamais exploré par les enquêteurs, où son corps pourrait être retrouvé.

 

Clem:

(note: 3/5)

(A la suite d’une erreur informatique, je me suis vue supprimer mon premier essai sur « L’Affaire Dupont de Ligonnès » de Guy Hugnet.  Je vous prie donc de m’excuser si ma deuxième tentative d’écrire une critique sur ce livre peut sembler moins détaillée et travaillée.)

Reprenons donc depuis le début.

« L’affaire Dupont de Ligonnès », c’est quoi ?

Eh bien, c’est un livre troublant, dévastateur.

Et de l’effroi du début à la fin.

Jusqu’alors, je n’avais jamais entendu parler de l’affaire Dupont de Ligonnès. J’ai donc été intriguée en apprenant que ma mère avait eu un partenariat, qui justement, traitait de « L’affaire Dupont de Ligonnès ». J’avais vraiment hâte d’en savoir plus sur cette mystérieuse affaire.

Et quelle ne fut pas ma surprise ! Car en lisant ce livre,  j’ai découvert, bien malgré moi, l’affreuse tragédie familiale : un meurtre collectif, destructeur, qui avait tout d’un acte égoïste.

En grande partie, ce livre abordait beaucoup la religion, une en particulier : la religion chrétienne. Quel ne fut pas mon désarroi ! Car moi-même, étant catholique, je ne comprenais rien au vocabulaire chrétien utilisé dans le livre. Il faut dire que je n’étais pas aussi intéressée que ça par cette religion. Et j’ai trouvé cela plutôt barbant que ce thème soit étalé dans autant de chapitres et de paragraphes. Cela en devenait épuisant, presque déroutant. Cette lenteur qu’exerçait ligne sur ligne tous ces mots religieux, compliqués.

Note à moi-même, on peut voir l’implication réelle que le journaliste a mené dans ses recherches. On peut noter la précision et le soin permanent que Guy Hugnet a entrepris de transmettre dans ses écrits. Les recherches sont tellement précises d’un point de vue religieux que je me demande si on n’en saurait pas un peu plus sur cette affaire. Mais où a-t-il donc trouvé autant d’informations aussi minutieuses sur les principes et rituels sectaires d’une secte aussi secrète que l’Eglise de Philadelphie?

En bref, j’ai vraiment aimé avec quelle précision et détermination l’auteur a tenté de reconstituer l’Affaire Dupont de Ligonnès. J’apprécie ses efforts à juste titre dans le cadre de l’enquête, au point qu’il s’implique lui-même personnellement. (il va suivre étape par étape sa route jusqu’en Provence, dernier lieu retrouvé)

Petit point négatif de l’histoire, je n’ai pas bien compris l’intérêt qu’il y avait à avoir à détailler aussi minutieusement que possible la vie religieuse de Xavier.

Du côté de l’enfance de Xavier et Agnès, j’aurai voulu plus de détails et de souvenirs dans leur vie respective, ainsi que dans leur vie de couple. Pareil du côté des enfants, car finalement, on en a pas beaucoup entendu parler.

A ma plus grande contrariété, que le principal intéressé et concerné, c’est malheureusement ce père de famille, ce Xavier Dupont de Ligonnès.

Quoi qu’il en soit, c’est au final avec curiosité que j’ai pu lire et découvrir le patient travail de Guy Hugnet qui a sous doute pris un temps infini à écrire ce livre et à bien vouloir nous partager cette horrible affaire, celle des Dupont de Ligonnès.

Kate

(note: 3/5)

Brr, ça fait froid dans le dos !
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Je sors de mes genres littéraires habituels puisque je vais vous parler d’une lecture ou plutôt d’un essai/enquête écrit par un journaliste spécialisé dans les affaires criminelles scientifiques.
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Avez-vous entendu parler en 2011 d’un quintuple meurtre familial à Nantes? Oui, certainement, comme moi, mais c’est un peu flou à vrai dire. Certes, il y a eu un battage médiatique puis plus rien.
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Ces cinq corps retrouvés sous la terrasse d’un jardin nantais, de la demeure de la famille Dupont de Ligonnès. Il manque Xavier le père.  Heum heum!
Ce serait donc lui l’assassin proclamé? A l’heure où je vous écris, on ne l’a toujours pas retrouvé. Pfuit, évanoui dans la nature.
*
Dans ce récit, fruit de 6 années de recherches, compilations de documents inédits, nous suivons les pas de cet homme pour déchiffrer son état d’esprit. Pour essayer de comprendre pourquoi il en est arrivé à massacrer de sang-froid sa petite famille.
*
Retour en arrière sur son enfance, adolescence et vie de jeune adulte, marié et finalement père.
La question religieuse est abordée de manière très marquée. Normal, Mr Ligonnès a été élevé dans le sacerdoce catholique. Puis dérivé dans une sorte de secte. Endoctriné fortement par sa mère.
L’auteur, ici, nous entraîne dans les méandres théologiques (même étant de confession catholique, je me suis « perdue » dans ces textes obscurs).
*
Une lecture passionnante, pleine de surprises et de découvertes. On en apprend un peu plus sur ce criminel, apparemment « bien sous tous rapports » d’après son entourage.
Le profil laisse penser à un psychopathe avec délire mystique. Mais les psychiatres ne sont pas tous d’accord sur certains points psychologiques.
*
La fin laisse planer un gros point d’interrogation. Comme je vous l’ai dit au début, Mr Ligonnès est « aux abonnés absents », on a retrouvé sa voiture dans le Sud de la France. L’auteur journaliste a même foulé les mêmes hôtels que lui (quelle minutie dans sa reconstitution).
Ce sujet m’a déconcerté, intrigué. Je suis donc allée me renseigner sur le Net pour me documenter davantage.

*
Une histoire captivante qui pourrait plaire à des fans de Pierre Bellemare avec ses « cas non résolus ».

 

 

Les fleurs du repentir de Tamara McKinley

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(Les éditions de l’Archipel, collection Archipoche, parution le 2/5/2018)

Un grand merci aux éditions Archipel et Mylène pour l’envoi du roman

Résumé:

Cela fait longtemps que Claire a quitté les terres hostiles et désolées du domaine où elle a grandi pour poursuivre ses études et sa carrière de vétérinaire à Sydney.
Mais quand elle reçoit l’invitation de sa grand-tante Aurelia à une réunion de famille, Claire est ramenée à son passé. Elle qui était partie après une violente dispute avec les siens…
Bien qu’à contrecœur, Claire rejoint l’arrière-pays australien. Mais comment va réagir sa mère, Ellie, qu’elle n’a pas revue depuis cinq ans ? Et Leanne, sa sœur, lui battra-t-elle toujours froid ?
En renouant avec ce passé, ce sont autant de rancœurs qui remontent à la surface, mais aussi des secrets qui surgissent. Et expliquent beaucoup de choses…
Comme à son habitude, Tamara McKinley brosse le portrait de femmes courageuses. Trois générations de battantes, qui chacune à leur manière ont dû lutter contre l’adversité pour gagner leur indépendance.

Chronique solo

Kate:

(note: 3/5)

C’est toujours avec un grand plaisir que je lis une auteure australienne. J’apprécie beaucoup les descriptions de ces vastes étendues sauvages, l’outback où fourmille mille et un dangers. A l’esprit, j’ai ce souvenir vivace et nostalgique de la saga archiconnue « Les oiseaux se cachent pour mourir » , sur fond de romance et de drames.

L’été est particulièrement propice à ce genre de littérature, où la canicule côtoie la langueur dans un transat, un cocktail dans une main, le livre dans l’autre.

Me voilà partie en Australie avec trois femmes d’une même famille. Dans des époques différentes. L’entrée en matière se fait par un évènement tragique. Puis nous retrouvons Claire, la contemporaine, une jeune femme désirant connaître tous ces secrets planant autour de la demeure familiale.

Puis Ellie, la maman, une héroïne malgré elle, avec la peur au ventre. Une peur bleue de tout avouer à ses deux filles, Claire et Léanne. Et accompagnée de sa tante Aurélia, femme forte et bienveillante.

Une galerie de personnages presque tous féminins. Des femmes courageuses et combatives. Des être blessés et émotifs aussi.

Le fameux secret de famille est dévoilé à la fin mais l’auteure a laissé quelques indices (assez faciles je l’avoue). Comme des pièces de puzzle qui se rassemblent à la fin. Les hommes à leurs côtés ont également un grand rôle à jouer dans cette histoire tragique.

Une lecture addictive, une plume soignée et facile à lire. L’alternance des époques donne du souffle et du rythme au récit.

Les descriptions de paysage, le travail fermier du domaine m’ont permis de m’immerger complètement dans ce bush parfois hostile et aride.

De la romance, de l’aventure, de la passion, des drames et beaucoup d’humanité, voilà ce que j’en ai retenu.

 

 

« Le cactus » de Sarah Haywood

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(Editions Denoel, 443 pages, parution le 7/06/18)

Merci aux editions Denoel pour nous l’avoir proposé

Résumé:

À quarante-cinq ans, Susan Green s’est fabriqué une vie parfaite : elle a un métier qu’elle adore, un joli studio dans lequel elle cultive ses précieux cactus, un arrangement bien particulier avec Richard, qui lui procure sorties culturelles et satisfaction sexuelle. Tout est sous contrôle, sauf son insupportable frère, Edward, un fainéant alcoolique qui vit aux crochets de leur mère malade.
Cette merveilleuse mécanique commence à se dérégler quand Susan apprend qu’elle est enceinte (comment a-t-elle pu faire une erreur aussi énorme ?) et que sa mère décède en laissant à Edward la totalité de sa maison (comment sa mère a-t-elle pu la trahir ainsi ?). Hors de question de garder Richard, le père de l’enfant, dans le paysage, leur accord était très clair, et hors de question de laisser son frère hériter ! Déterminée, inflexible, Susan se bat sur tous les fronts, en vain.
L’inaccessible «cactus» va-t-il enfin laisser un peu de place à l’improvisation et au lâcher-prise ?

Clem:

(note: 2/5)

Un livre qui ne manque pas de charme, mais qui ne m’a pas pour autant su me plaire dans son intégralité …

La couverture me donnait très envie de le lire, printanière et agréable à l’œil.

Une couverture girly, jolie, toute mimi qui ne manquait pas de couleurs !

Et pourtant, en entrant dans le livre, j’ai eu l’effet inverse : mais où était donc ce petit côté rafraîchissant qu’on apercevait sur la première de couverture ?

Déjà, l’histoire portait  sur les problèmes familiaux : une famille dysfonctionnelle, la mort d’un proche …

Rien de bien excitant, sauf si on aime les histoires à thème familial et le calme plat (où il ne se passe quasiment rien).

Ici, le terme « l’eau qui dort » est bien approprié dans le cadre de ce roman.

A la base, je ne suis pas vraiment  fan de ce genre d’histoires. Je trouve que ces livres devraient davantage être lus par les adultes.

Nous autres adolescents, raffolons plutôt de romans « young adults », policiers, aventures …

Mais surtout, nous voulons du piment dans l’histoire !

Des intriques, des bouleversements, et plein de rebondissements.

Ce qui n’était pas du tout le cas dans ce livre : il y a trop de sévérité, un manque de légèreté ( notamment dans l’écriture de l’auteur) et pas assez de « lâcher prise » !

Côté personnages, je n’arrivais pas à m’identifier au personnage principal : l’héroîne a un coeur de pierre, elle ne sait pas s’amuser. En même temps, quand on a 45 ans, difficile de se comporter comme une adolescente !

Autant être honnête avec vous : je n’ai pas pu lire le livre jusqu’au bout.

Passé environ 100 pages, je n’ai pas pu continuer. L’histoire n’avançait pas, et il m’arrivait  parfois de lire trois fois la même phrase ou le même paragraphe. De plus, je trouvais « Suze » trop dure envers son petit frère « Edward » et surtout, envers elle-même.

Son caractère est trop rigide à mon goût, et peut-être est-ce du à cette barrière qui m’empêche d’être complètement ancrée dans le récit.

Il y a cependant quelque chose qui m’échappe : pourquoi est-elle si sévère envers elle-même ? Car il doit bien y avoir une raison, un secret familial …  Cela, c’est à vous de le découvrir, si vous êtes curieux 🙂

Dans l’ensemble, une lecture difficile.

Je ne pense que ce n’était pas le moment adéquat pour lire ce roman.

Je ne suis peut-être pas assez mature pour lire ce genre de livres en ce moment.

Qui dit que je ne pourrais pas le relire plus tard, la tête hors de l’eau et avec les idées en place ?

Car j’en suis sûre, pour lire ce roman, il faut faire preuve d’une grande maturité.

 

Kate:

(note: 3,5/5)

En enlevant les épines d’un cactus, que reste-t-il ?
*
« Le cactus » en voilà un joli titre accrocheur qui me plaît. Et quelle couverture attractive et colorée.
Alors oui ça parle de plantes (un petit peu) mais surtout il est question de cactus au sens métaphorique.
« Qui s’y frotte, s’y pique » : Quand on prend le risque de s’attaquer à quelqu’un ou de côtoyer un danger, on s’en repent.
Mais je ne vois pas encore, bien qu’ayant lu tout le roman, de qui il s’agit.
L’héroine Susan ou son frère Edward ?
Ou alors les deux?
Peut-être….
*
Je m’attendais à de la lecture légère et mignonne. Et non, l’histoire est bien plus complexe, un dénouement certes facile mais beaucoup de thèmes intéressants tels la filiation, une quête de vérité identitaire, la tolérance.
*
Susan est une jeune femme tellement rigide et pétrie de morale que cela a frisé le ridicule. Ou alors a-t-elle un comportement autistique? Ou alors se blinde-t-elle à tout-va pour ne surtout pas exprimer ses angoisses? Peur d’abandon.
De vulnérabilité. Elle explique par exemple qu’elle est sujette à des sentiments irrationnels, ces sentiments qui rognent sa couche protectrice et qui l’exposent aux autres, à l’inconnu.
Bref, une personnalité complexe et néanmoins touchante. On la suit donc dans ses pérégrinations juridiques avec un héritage bafoué.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste et on y retrouve bien quelques clichés avec Kate, la maman/voisine/aide bienvenue , Rob le paysagiste vegan très serviable, la tata Sylvia qui se mêle de tout, les cousines pestes et bien sûr le frère tant hai .
*
Susan apprend une vérité qui au lieu de la libérer, l’emprisonne.
Le final est un peu convenu. Si je vous apprend qu’il y a un happy end, vous me croiriez. D’un claquement de doigts – euh non – d’un accouchement, Susan détruit sa carapace de cactus (ou botaniquement, enlève ses épines) et se met à nu.
*
En conclusion, une comédie douce-amère anglaise qui m’a fait du bien. J’aime beaucoup les dénouements heureux.

 

 

« Les fantômes de Manhattan » de R.J. ELLORY

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(Editions Sonatine, 464 pages, parution 7 juin 2018)

Résumé:

Et si un livre détenait les clés de votre existence ?

Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus. L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais. Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

* Merci aux Editions Sonatine pour l’envoi de ce roman *

—CHRONIQUE SOLO—

Kate:

(note: 3/5)

Des émotions bien new-yorkaises. ———-
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C’est le premier roman de RJ Ellory (publié 14 ans plus tard en France). Et aussi le 1er que je lis de cet écrivain.
Je n’ai aucun élément de comparaison pour vous donner mon avis bibliographique .
Intéressée particulièrement par le lieu mythique d’une ville qui ne dort jamais: New-York.
*
Deux histoires qui s’entremêlent.
L’une, bien réelle, contemporaine, de la bien fade vie d’Annie O’Neill, libraire et célibataire.
L’autre, dans un passé pas si lointain, un destin hors du commun de Mr Rose.
Qui les lie? Mr Forrester bien sûr! Un vieillard bien mystérieux et à l’allure bien troublante.
Un manuscrit, des lettres d’amour, un client avenant, un voisin empathique et voilà que l’avenir d’Annie semble plus rose.
*
Des éléments intrigants qui auraient dû m’enthousiasmer. Mais Annie, la jeune dame m’a ennuyé avec ses jérémiades et ses plaintes si …..new-yorkaises 🙂
Je m’explique: je me suis rendu compte que nombre d’auteurs new-yorkais s’exprimaient d’une manière dramatique même -et si- il n’y avait aucune raison de se plaindre.
Le nombre de fois où j’ai pesté contre Annie! « Allez, remues-toi, bouges, fais quelque chose, ouvres les yeux, poses-toi les bonnes questions sur ce manuscrit, et ne pleurniches plus!  »
*
Mais l’écriture est agréable, des descriptions de quartier comme si on y était. Un ton résolument mélancolique qui conditionne les actes d’Annie.
Je me suis vraiment intéressée à l’histoire de mr Rose (le manuscrit). Emportée par sa vie et ses frasques, son destin tragique , les pages se tournaient vite.

Ce récit m’a touché avec des passages durs et bouleversants.
Et j’ai vite deviné son identité (au contraire de l’héroine).
*
Les personnages secondaires sont délicieux. Tout en nuances, une forte présence. Notamment l’ami/voisin Jack qui traîne ses fantômes avec lui. J’ai eu pitié de lui, le pauvre homme…
*
Ellory a une plume élégante maîtrisant l’histoire de bout en bout, un twist final avec le petit ami, une vengeance amère qui n’en est pas vraiment une.

Plus dure sera la chute ……

 

« Chère Mrs Bird » de AJ Pearce

(Editions Belfond – Le Cercle- 360 pages, parution 5/04/18)

Merci aux éditions Belfond pour leur confiance.

Résumé:

Dans la droite lignée du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, un premier roman plein de charme et d’humour british, véritable ode à l’amitié, à la générosité et au courage des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale.Londres, 1941. À vingt-quatre ans, Emmy n’a qu’un rêve : devenir reporter de guerre. Un rêve qui semble sur le point de se réaliser lorsque la jeune femme décroche un poste au London Evening Chronicles. Enfin, Emmy va pouvoir entrer dans le vif du sujet, partir sur le front, se faire un nom au fil de la plume ! Las, c’est un poste d’assistante à la rédaction du magazine féminin Women’s Day qui lui est offert. La mission d’Emmy : répondre aux courriers des lectrices adressés à Mrs Bird, la rédactrice en chef du journal. Mais attention, la terrifiante Mrs Bird est très stricte, et seules les demandes les plus vertueuses se verront offrir une réponse expéditive dans le poussiéreux journal. Un cas de conscience pour la jeune journaliste qui refuse de laisser ses concitoyennes en mal d’amour et de soutien amical, errer dans les limbes en raison du diktat imposé par une vieille conservatrice bon teint. Et Emmy a un plan pour outrepasser l’autorité de Mrs Bird… Alors que la ville sombre peu à peu sous les bombes, Emmy va mettre sa carrière en jeu pour venir en aide aux femmes restées seules à l’arrière. L’heure de la résistance féminine a sonné !

Clem:

(note: 1,5/5)

Une de mes plus mauvaises découvertes côté roman ce mois-ci.

Mais peut-être que ma panne de lecture y est pour quelque chose …

Pourquoi ?

Ça, c’est à moi  de vous l’expliquer, et en détails !

Déjà, je n’ai pas pu en lire la moitié : ce fut une lecture lente, périlleuse, qui a eu du mal à pénétrer dans mon cerveau.

De plus, impossible pour moi de rentrer directement dans le livre : au bout d’une page, j’en ai déjà marre. Il est vrai qu’au bout de 20 pages, l’histoire n’avance vraiment pas !

Je voudrais plus d’action, et moins de « bla-bla » sur la guerre.

En lisant le résumé, le livre ne me faisait plus du tout envie : dommage car la première de couverture attirait l’œil.

Mauvaise surprise : cela parle (encore!) de la seconde Guerre-Mondiale ! Car il faut savoir que cette année, j’ai étudié la 2sd GM pendant presque deux semestres !

Donc quand j’ai appris que ce livre parlait aussi de ce sujet là, j’ai été vite dégoûtée. Je m’attendais à mieux, à quelque chose de plus frais, plus léger, avec un petit côté drôle et girly.

Alors que là c’était l’inverse : beaucoup de paragraphes mal construits, de longues phrases où parfois je perdais le fil et enfin une histoire lente qui n’avance pas !

L’intrigue met trop de temps à se mettre en place, l’ennui est donc vite apparu dans cette lecture. Je n’avais rien à me « mettre sous la dent ».

J’aurai vraiment aimé plus de détails sur la vie de nos personnages, leur personnalité et leur famille. Mais surtout, sur leur passé, leur vie d’enfant.

Bien sûr, je ne dis pas que l’histoire est mauvaise, mais elle ne m’a pas marquée.

Après, peut-être que le sujet abordé dans ce roman en est le seul responsable.

Car il est vrai, je ne vais pas vous mentir, que je déteste principalement les histoires qui font référence aux guerres d’antan.

Ce qui m’a fait le plus de peine ?

Eh bien, c’est le fait que j’ai pas réussi à lire ce livre en entier.

Car d’habitude, même si je n’apprécie pas forcément un livre, je me force à le lire jusqu’au bout. Mais là je n’ai pas pu, c’était tout bonnement impossible. C’était plus fort que moi.

Pour faire simple, je n’en éprouvais pas l’envie, ne serait-ce que de lire la moitié. En plus d’avoir cette « flemme », je n’en ressentais pas l’intérêt.

En fin de compte, ce ne fut vraiment pas la meilleure de mes lectures en cette demi-année 🙂

Et je m’en excuse auprès de la maison d’édition Belfond qui a pensé que celui-ci pourrait me plaire. Mais ce n’est que mon humble avis, donc vous, cher public, peut-être que vous y trouverez votre compte, si vous aimez l’Histoire.

 

Kate:

(note: 3/5)

Une future journaliste dans la tourmente du Blitz.
*
Emmelyne, une jeune femme londonienne, dont le rêve est de devenir journaliste, se retrouvera impliquée dans un mic-mac rédactionnel et tout cela au milieu des bombes.
En plein dans la période de la seconde guerre mondiale, au coeur d’une Londres dévastée et défigurée par les raids aériens ennemis.
Une période très difficile et anxiogène que l’auteure a bien décrit avec tout de même un ton plus léger quelquefois . Et heureusement, car le récit aurait été bien triste.

*
Ici, on retrouve le ton british si particulier que j’apprécie. Notamment des scènes où les personnages, en grande situation critique, se retrouvent quoi qu’il arrive à déguster leur thé. C’est charmant, n’est-ce pas?
Les héros sont jeunes (peut-être trop à mon goût, donc pas trop d’identification), pleins de vie et passionnés. Mrs Bird est bien dépeinte en vieille fille revêche et bigote (cela fait cliché mais c’est pour la bonne cause).
*
Les scènes de sauvetage lors d’attaque de bombes sont très réalistes. Mais ma préférence va aux nombreuses lettres des lectrices du journal. Elles reflètent toute la détresse de ces Anglaises, oubliées de la guerre. Ces femmes, dans l’ombre, qui ont contribué à l’effort de guerre avec beaucoup de courage.
Bien sûr, le côté romantique n’est pas à négliger dans ce roman. C’en est un des fils conducteurs ici.
*
Pour conclure, je peux dire que j’ai passé un bon moment en compagnie de ces deux jeunes demoiselles: émouvant, frais et parfois dramatique.

Un charme tout british, malgré la violence de l’Histoire.

 

« Pollyanna » de Eleanor H. Porter

https://books.google.fr/books/content?id=NP_ZDQAAQBAJ&printsec=frontcover&img=1&zoom=1&edge=curl&imgtk=AFLRE72Wx-tVLZ281HHyKCpSIUZab-qf5dAVtJySHALXO93n24foRNEwN9Ph-Y2MxH_zeFDcMmIYwRgGoslGYtwamY0J9q87wJp3QmlM2s3lyZKbokI_65rnvcBmpYzF0VbJLrqE1J_z

(Edition Actio, 320 pages, parution 8 avril 2016)

Pollyanna est un roman pour la jeunesse de l’écrivaine américaine Eleanor H. Porter, publié en 1913 aux États-Unis. En France, il est paru pour la première fois en 1929.

Le livre connaîtra un tel succès (il sera Best-seller numéro un pendant deux années consécutives)1 qu’Eleanor H. Porter écrira une suite en 1915 : Pollyanna grandit (Pollyanna Grows Up). Après la mort de l’auteur, le personnage de Pollyanna sera repris par cinq autres auteurs dans plusieurs romans (le dernier a paru en 1997). Pollyanna a été traduit en douze langues et adapté plusieurs fois au cinéma et à la télévision. (source: Wikipedia)

Résumé:

Quand le père de la jeune Pollyanna Whittier décède, la petite fille est envoyée vivre chez sa tante Polly à Beldingsville, dans le Vermont. Mais autant Pollyanna est lumineuse et passionnée, autant sa tante hurle dès qu’une porte claque ou qu’une fenêtre reste ouverte. Cependant Pollyanna a été élevée en apprenant à voir toujours le bon côté des choses, grâce au jeu du bonheur. Peu importe que la situation soit dramatique, il est toujours possible de trouver matière à être heureux. Un dîner composé de pain et de lait dans la cuisine est accueilli avec ravissement. Une chambre spartiate sous les combles ? La vue depuis la fenêtre est splendide, bien mieux que n’importe quelle décoration. Et alors que Pollyanna commence à connaître les habitants du village, sa gaieté et sa joie de vivre se répandent : un par un, les voisins, revêches, tombent sous son charme, comme Mme Snow, une éternelle insatisfaite, et M. Pendleton, qui vit comme un ermite. Mais un événement tragique va bouleverser la vie de Pollyanna. Arrivera-t-elle à dépasser cette nouvelle épreuve ?

CHRONIQUE SOLO

Clem :

(note: 3/5)

Un livre unique d’une incroyable sensibilité !

Un grand classique de la littérature anglaise.

Un roman de réflexion, qui promet de belles sensations !

Une petite fille extraordinaire, avec une âme d’ange et une positivité à toute épreuve ! Un exploit, n’est-ce pas ?

De quoi nous faire fondre devant tant d’optimisme et de gentillesse…

Quel livre admirable, « Pollyanna » ! Une fillette débordante de joie de vivre, qui ne recherche que le bonheur et l’envie d’être aimée. Malheureusement, la vie est semée d’obstacles et de moments difficiles.

Et c’est grâce au « jeu du bonheur » que sa vie prendra un tournant très particulier : voir le bon côté des choses, à chaque situation.

Mais comment fait-elle donc ? En tout cas, ce serait bien trop dur de le faire seule et sans appuis …

Mais ça, c’est à vous de le découvrir, en vous immergeant dans le monde enchanteur de Pollyanna …

Par sa simple présence, Pollyanna a propagé ses ondes de bonheur dans tout le village : elle a redonné le sourire à chaque personne, en leur proposant eux mêmes de jouer au « jeu du bonheur »… Marchera, marchera pas ?

En tout cas, ses efforts ont payé car dans le voisinage, on ne parle que de ça : Pollyanna a redonné goût à la vie.

Cependant, ce livre m’a beaucoup fait douter : comment peut réussir à se réjouir dans des moments pire que le mort ? Pour ma part, je trouve cela un peu exagéré ! J’aurai aimé plus de réalité : des effondrements, de la tristesse, des incertitudes …

Car pour moi, le vie n’est pas aussi joyeuse en bien des points !

Alors que le but premier de ce livre, c’est de faire passer ceci : « il y a toujours de l’espoir quand il n’y en a pas. » Certes, cela peut être vrai pour certaines situations, mais pas toutes !

Sinon, la vie serait trop facile, il faut bien l’admettre !

Après, il y a vraiment de beaux messages dans ce livre et de nombreux points positifs : une héroïne singulière, au caractère des plus positifs, des personnages attachants et une fin presque trop facile …

Quoi qu’il en soit, ce fut une lecture émouvante, aux notes douces et piquantes !

 

 

« Rêves sur mesure » de Nuria Pradas

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(Editions l’Archipel, 330 pages, parution: 4 avril 2018)

Un grand merci aux Editions l’Archipel pour l’envoi de ce livre.

Résumé:

Barcelone, 1917. Antonio Molins, le fondateur de Santa Eulalia, boutique de luxe et atelier de création, vient de rendre l’âme.
A 22 ans, Andres, son fils aîné, reprend le flambeau, avec pour objectif de transformer l’entreprise familiale en une prestigieuse maison de haute couture, a l’égal de Chanel.
Pour l’épauler dans cette aventure, Fernando, styliste de génie, mais aussi grand séducteur… N’a-t-il pas épousé Rosa, la sœur de Fernando ? Et ravi le cœur de Laura, d’origine plus modeste ?
Alors que Santa Eulalia prospère et prépare le premier défilé de mode du pays, la rivalité amoureuse entre les deux femmes et les soubresauts de l’Histoire pourraient balayer bien des rêves…

 

Clem :

( note: 4/5 )

Une saga familiale espagnole haute couture dans la Barcelone des années folles!  Secrets de famille, amours et trahisons sont au rendez-vous !

Un début plein d’émotions, une fin émouvante : il y a tout pour nous surprendre !

Tout de suite immergée dans l’histoire dès la première page, la suite m’a laissée tout aussi pantoise : découvertes, surprises et sentiments contradictoires.

Personnages attachants aux multiples visages : deux femmes de classes sociales différentes mais pourtant similaires. Elles y vouent la même détermination : conquérir le cœur de « Fernando Clos », coureur de jupon. Par la suite devenues amies, un gouffre se crée entre elles deux : trop de non-dits et la peur de faire souffrir.

Mais garder un secret peut faire mal, très mal …

Heureusement que l’on peut compter sur ses proches, même si parfois leur protection devient étouffante …

Des personnages certes intéressants, mais qui manquent d’humanité. Prenons le cas de Fernando Clos. Un homme riche, séducteur, qui a tout pour être heureux : une femme, des enfants et une carrière des plus honorables. Mais a-t-il de réels sentiments ? Est-il vraiment celui qu’il veut bien montrer ? A vous de le découvrir …

Passons aux choses sérieuses : ce livre est d’une vérité bouleversante sur les années 30.

Une Barcelone divisée en deux cotés : richesse et bourgeoisie, misère et ouvriers.

Qui plus est, le temps de la guerre change la donne : maintenant les bourgeois sont aussi du même côté et connaissent la faim, la peur, la misère, les temps difficiles.

Un livre d’une belle sagesse en fin de compte, car comme le montre « Andrés Molins », il y a toujours de l’espoir pour accéder à la gloire et à la fortune.

Surtout quand on peut affirmer qu’il y aura toujours des issues, dans le monde de la mode et de la haute couture.

Cependant, il y a un grand bémol dans la répartition du roman : une inégalité importante au niveau des deux personnages principaux.

C’est le cas de Laura et de Rosa, nos deux héroïnes. Les rares passages où il était question de Rosa se sont finit trop vite, et n’étaient pas développés. Au contraire de Laura, où les passages ( très nombreux ) sur sa vie étaient décrits dans leur intégralité.

Je trouve donc cela fortement dommage :  j’aurai aimé une répartition égale sur la vie que mènent ces deux femmes dans deux mondes opposés.

Car finalement, j’en sais trop peu sur les problèmes familiaux de Rosa.

Mais dans l’ensemble, une incroyable et émouvante lecture qui m’a tout du long fait voyager à Barcelone avec ses nombreuses descriptions et ses paysages, en plus d’un cadre de travail rêvé ( je suis passionnée de mode).

Au final, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre qui fut une histoire de famille tout à fait charmante !

Un agréable moment de lecture, je le conseille à tous !

Kate :

(note: 3/5)

Bienvenue dans l’univers de la mode barcelonaise des Années Folles.

J’avoue que j’ai été attirée par cette couverture si délicate et féminine. Une jeune femme chic et glamour.
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Nous sommes projetés dans l’univers de la mode. de Barcelone, s’il vous plaît!
Oubliez Desigual, Custo et autres maisons de couture branchées et colorées. Mais imaginez plutôt Chanel , Lanvin, Dior et autres précurseurs parisiens de la mode. Oui, Santa Eulalia joue plutôt dans cette cour…des grands.
En me renseignant, j’ai vu que cette entreprise existait réellement, qu’elle a démarré tout petit pour finalement se retrouver comme la plus grande maison en Espagne. Et elle tient toujours boutique au centre-ville de Barcelone !
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Une saga fictive très romancée sur cette prestigieuse maison de haute couture qui tourne autour de plusieurs personnages, notamment le dirigeant, sa soeur, beau-frère et les employés fidèles.
Elle débute dans les années 20 pour finir sur la fin de la seconde guerre mondiale. Donc presque 30 ans de vies tumultueuses, blessées, meurtries, brisées….
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Un roman au ton nostalgique, triste qui n’est pas sans rappeler le très beau @l’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon qui se passe au même moment et même endroit. On y retrouve d’ailleurs certaines rues et lieux connus.
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S’il est si triste, c’est que les personnages ne sont pas gâtés par les assauts de la guerre, la crise économique et les rébellions.
J’ai été un peu surprise par les personnages principaux. le résumé parlait de deux femmes: Laura et Rosa. Et finalement, Rosa y prend très peu de place. Je n’ai pas réussi à m’immerger complètement dans cette saga car l’auteur a proposé trop de personnages à mon goût. Je me suis emmêlée les pinceaux dans les noms et métiers!
Ce qui au final m’a dérangé puisque je n’ai eu aucune sympathie pour les héros. Je pense que l’auteure aurait pu exploiter le personnage masculin Fernando qui avait un fort potentiel dans cette épopée amoureuse (objet de conflit des deux jeunes femmes).
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Cette saga ressemble fortement à la série espagnole, Velvet, elle aussi se passant dans le milieu rétro de la haute-couture.
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Un ton suranné, des détails très féminins sur la mode, un fond politique, une ville sublime, un cadre luxueux et glamour: voilà les ingrédients d’une saga à l’espagnole.