EVJF de Liz Blackrock

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(Edition DENOEL, Hors collection,Hildegarde, 288 pages, parution 1/03/18)

Un grand merci aux Editions Denoel pour l’envoi de ce roman.

Résumé:

L’enterrement de vie de jeune fille d’Amandine s’annonce sous les meilleurs auspices : une organisation au cordeau grâce à Justine, gérante d’une agence d’évènementiel et témoin de la mariée ; le décor paradisiaque des calanques de Cassis, dans la maison familiale d’Eva, la collègue d’Amandine gaffeuse et maladivement timide ; quatre demoiselles d’honneur triées sur le volet, dont Charlotte, la meilleure amie d’Amandine, enceinte jusqu’aux yeux, et Vanessa, sa soeur aînée ; et cerise sur le gâteau : l’absence de sa belle-soeur, Constance, retenue à Londres pour le plus grand bonheur d’Amandine. Tous les éléments sont réunis pour passer un week-end de rêve. Amandine attend d’autant plus ce moment qu’elle est en plein doute. Entre sa belle-famille, des aristocrates englués dans leurs traditions ancestrales et refusant la moindre concession, son futur mari, pilote de ligne toujours entre deux longs courriers, qui prend un malin plaisir à contrarier sa mère, et les préparatifs du mariage qui sont loin d’être terminés, Amandine commence à se demander si cette mascarade a un sens… A moins d’un mois du mariage, cette parenthèse de détente en bonne compagnie tombe à point nommé. Mais connaît-on vraiment ses amies, même les plus intimes ? Qui est l’arrogante Justine, érigée au rang de témoin par Amandine ? Que cache Charlotte, qui jure à qui veut l’entendre que le mariage ne passera jamais par elle ? Que s’est-il produit entre Amandine et Vanessa, pour que l’aînée semble en vouloir à ce point à la cadette ? Et qu’est venue faire la si fragile Eva dans cette galère ? Entre coups bas et mesquinerie, mensonges et jalousies, l’EVJF vire au règlement de comptes, les masques tombent et Amandine vacille. Mais n’est-ce pas dans l’adversité qu’on reconnaît les siens ?

 

Clem :

(note 3,5/5)

Un roman drôle, divertissant, pétillant !

EVJF est à la fois fois doux et piquant ! Un peu girly, il m’a fait chavirer au gré des péripéties : mensonges, amour et vengeance sont au programme. Quoi de mieux pour se régaler ? Un vrai roman de fille, dans le genre « mean girl ».

Les personnages sont attachants, tous sont uniques à leur manière. Mais ils manquent  de chaleur, nous n’avons pas assez de détails ni de réelle envie de les connaître. On a Amandine la « rêveuse », Eva la « timide », Vanessa « l’incomprise », Justine « l’autoritaire » et Charlotte la « comique ».

(alerte spoil) Certains personnages m’ont tout de même assez perturbée, je ne croyais pas qu’une personne pouvait aller jusqu’à trahir son prochain d’une manière aussi brutale (dans le cas de Justine et Amandine). (fin du spoil)

L’histoire en elle même est fleur bleue : la fin est touchante et émouvante. On retrouve les bons côtés du mariage : la marche jusqu’à l’autel, l’église, une belle robe de mariée et tout ce qui va avec. Un peu trop « too much », non? En soi, le récit est pas mal malgré quelques passages inintéressants qui ne servaient strictement à rien (pour ma part).

L’exemple du cas de l’idylle entre Paul et Eva m’a ennuyée, je n’y trouvais aucun intérêt. Et comme en plus je détestais le personnage d’Eva ( trop candide pour une adulte, aucun caractère), cela ne faisait que rajouter du surplus au récit.

Petit point négatif : pas assez de détails personnels sur la relation d’Amandine et Thomas. La fin se termine trop vite à mon goût : pas assez d’explications, tout va trop vite. On a pas le temps de souffler que déjà Amandine se marie. Peut on m’expliquer ? Je suis perdue ! Thomas la pardonne trop facilement, pas de remises en question sur la conduite d’Amandine ? Là, je ne comprends pas trop !

Bref, ce roman ne fait donc pas partie de l’un de mes favoris ! Une histoire trop légère, qui ne m’a pas marqué, ni laissé de traces. Personnages surfaits, qui manquent d’attraits. Une intrigue courte qui manque de rebondissements : on s’ennuie un peu au bout d’un moment. L’histoire commence à se traîner.  Quoi qu’il en soit, cela reste un livre de divertissement.

Un roman de passage, qui ne m’a pas vraiment paru très original (un peu superficiel). Par contre, j’ai adoré sa première page de couverture : très fun, elle donne envie de lire le livre, de découvrir ce qui se cache à l’intérieur. Cela rajoute du cachet au livre.

 

Kate :

(note 3/5)

Des trahisons dans un nid de demoiselles d’honneur!
Voilà bien une lecture divertissante et rafraichissante sur fond de mer bleue turquoise.
De la chick-lit, j’en ai lu comme tout le monde en période jeune adulte.
Quand les editions Denoel m’ont proposé ce petit roman en lecture commune avec ma fille Clem, j’ai accepté : le résumé avait des airs de vacances et l’EVJF (enterrement de vie de jeune fille) des souvenirs heureux.
Alors, oui, l’EVJF, j’en ai eu un la veille de mon mariage : de très bons moments passés avec mes amies et soeur.
Mais ici, des bons moments (peu) sont surtout entrecoupés d’épisodes acides et douloureux.
Une bande hétéroclite gravitant autour de la future mariée, ces demoiselles d’honneur se regroupant le temps d’un week-end dans une villa familiale dans un écrin de rêve.
Et tout s’écroule….badaboum. Des trahisons à la pelle, des moqueries en tous genres, des confessions douce-amères, un cocktail d’émotions négatives. Il ne manque plus que le crêpage de chignon.
La fin se termine par un happy-end, vous l’aurez compris.

Une comédie toute mignonne mi-figue, mi-raisin.
Bien rythmé, s’étalant sur trois jours, alternant quelques passages de SMS ou de courriers « d’organisation de mariage » qui apportent des réponses en contrepoint. Fluide, le sujet bien maîtrisé, une lecture rapide et sans fioritures. Des personnages bien campés, nuancés, mais un peu caricaturaux (la timide, la coquine, la narcissique, la future maman….).
Bref, tout est bien qui finit bien dans le monde du mariage. Un moment de lecture agréable.

 

 

 

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« Amy and Isabelle » d’Elizabeth Strout

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(Edition Archipoche, l’Archipel, 408 pages, octobre 2017)

Nous remercions très chaleureusement les editions l’Archipel pour nous avoir proposé ce roman de littérature étrangère.

 

Clem:

(note 3/5)

Un début difficile… mais une fin des plus magnifiques !

Un livre qui n’a pas plus d’une fois fini de me surprendre ! Si le début était long à entrer dans l’histoire, l’intrigue a fini par s’installer: un milieu du récit fort en émotions, une fin tragique néanmoins intéressante à exploiter selon divers points de vue.

Certains passages étaient parfois de trop: ils laissaient à désirer.

Je trouve que la description de certains personnages était pesante. Trop de détails inutiles. La narrateur devrait d’avantage se concentrer sur nos principales héroïnes.

De plus, plus de passages sur Amy aurait été la bienvenue. Il y a eu une trop grande partie de l’histoire centrée sur Isabelle. De mon point de vue, Amy serait le personnage principal.

Le personnage d’Isabelle m’a beaucoup déplu: une mère froide, distante avec sa fille qui ne lui pas donné suffisamment d’amour. Elle m’a déçue d’un point de vue psychologique. Isabelle a rendue sa fille peureuse, en manque de confiance en elle et renfermée sur elle même. Elle ne l’a pas ouverte au monde et ne lui a pas inculqué les dangers de la vie. Ainsi, Amy n’a pas été guidée dans son adolescence et ses amours : elle a fait confiance à un homme qui l’a utilisé pour ses propres besoins sexuels. Elle a donc menti à sa mère pour préserver sa vie amoureuse. Une erreur grave, qui a malheureusement mal tourné pour Amy.

Elle a infligé à sa fille la pire torture au monde pour les femmes: elle lui rasé sa précieuse chevelure aux belles nuances de blond. Une faute impardonnable de la part d’Isabelle.

Isabelle était jalouse de sa fille: elle même n’a pas pu connaître l’amour et les plaisirs sexuels.

(Alerte spoil ) : Cela a fait ressurgir sa propre histoire, déchirante et difficile à accepter pour Isabelle. Égoïste, ne voulant pas que sa fille fasse la même erreur qu’elle quand elle était jeune, candide, et pleine d’espoir, elle a interdit à sa fille de revoir son professeur de mathématiques. Elle a demandé au professeur de sa fille de quitter la ville et ne plus entretenir aucun contact avec Amy. Une menace directe de la part d’ Isabelle. Mais qui a malheureusement atteint Amy : elle n’a jamais pu pardonner à sa mère, et ne le fera sans doute jamais.

Une relation mère-fille rafraîchissante, émouvante. Difficile d’élever sa fille seule n’étant encore qu’une jeune fille. Difficile de faire face à un quotidien répétitif, avec un boulot des plus décevants et fatiguant. Un train-train , une routine éprouvante. Heureusement qu’Isabelle peut compter sur leurs amies-collègues: Bev (« bouboule »), Dottie et Stacy.

Mon personnage préféré est bien sûr celui d’Amy: je me suis identifiée à elle, je m’entrevoyais en elle. Je l’ai comprise à 100 pourcents. Je l’ai suivie dans ses hauts et ses bas dans l’histoire. J’ai ressenti son chagrin quand elle s’est fait couper les cheveux par sa mère. Une haine et une tristesse profonde envers sa mère. J’ai compris son envie de liberté et d’entrevoir une lueur d’espoir pour elle et sa mère. Elle m’a fait entrevoir et des bouts de sa vie en me décrivant son quotidien et ses malheurs. Je la soutiens, au dessus des lignes. Ce qu’elle a dû endurer dans sa vie d’adolescente. Elle ne s’est jamais sentie à sa place. Perdue, elle ne savait pas ce que signifiait l’amour et a ouvert son cœur à la mauvaise personne. Elle ne s’est pas protégée.

En bref : une histoire touchante qui m’a marquée en tant que lectrice ET adolescente.

Il ne fait pas partie de mes lectures préférées, mais reste un beau livre à lire pour découvrir la vie quotidienne dans une ville de la Nouvelle-Angleterre.

 

Kate:

(note 4,5/5)

Whouah la claque littéraire!
Cette auteure, cette mme Strout, encore un roman brillamment écrit!
J’avais tellement apprécié @olive kitteridge (qui a eu le prix Pulitzer d’ailleurs) que je n’ai pas hésité quand les éditions l’Archipel me l’ont proposé.
J’ai pris 5 longs jours à le lire, le déguster, le digérer, l’analyser…..
Une histoire intime et pudique de deux femmes. Une maman et sa fille.
(ça me parle, tiens!)
Un récit polyphonique où se croisent essentiellement des figures féminines, qui gravitent autour de ce tandem.
Dans une bourgade (fictive) de l’état du Maine, Shirley Falls, un fleuve serpentant autour de forêts de conifères.
Des petits et grands évènements que l’auteure met en lumière dans un été caniculaire. Une période comme suspendue dans la trame du temps.
Des évènements qui vont transformer la vie (à tout jamais) d’ Isabelle la mère et d’Amy sa fille de 16 ans.
De premiers émois en chagrin d’amour, Amy en verra de toutes les couleurs. Elle n’arrivera pas à raconter, à se confier à sa mère.
Isabelle, mère célibataire, renfrognée et aigrie, ne pensera qu’à son propre malheur si douloureux.
Un panel intéressant aussi par les personnages secondaires. Des petits détails du quotidien qui rendent ce récit si vivant, si « vrai ». (par exemple la météo qui est présente tel un écho à l’humeur des protagonistes)
Isabelle devra prendre des décisions difficiles et assumer les conséquences. Se libérer, se « dépouiller de sa sombre guenille qui lui avait enserré le corps depuis de nombreuses années ».
Je me rappellerais longtemps de ce petit bijou.

 

 

« L’enfant de l’enfer » de Cathy Glass

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Edition Archipoche, (parution 07/3/18), 384 pages, 7,80 eur.

L’éditeur l’Archipel nous a gentiment proposé de choisir un roman dans leur catalogue et d’emblée, toutes les deux, avons sélectionné celui-ci.

Un grand merci à Archipoche.

 

Clem:

(note 5/5)

Ce livre pourrait bien faire partie de mes coups de cœur !

D’emblée le titre et la couverture du livre m’ont beaucoup touchée. Le titre était accrocheur: j’avais tout de suite envie de lire ce livre. Rien qu’en lisant le résumé, je voulais entrer dans l’univers de mère d’accueil de Cathy. L’histoire d’Aimée m’a beaucoup touchée: une fillette agressive et grossière. Mais sous sa carapace se cache une grande sensibilité, la peur d’être heureuse et de vivre sans sa mère. Cathy est une personne au grand cœur, qui n’a pas hésité à repêcher sous sa responsabilité la petite Aimée. Elle a su lui offrir les bonheurs simples de la vie: des bains, des repas simples et équilibrés, une vie stable et de l’amour maternel. C’est elle qui chaque jour a aidé Aimée à se reconstruire. Difficile d’aider une fillette et garder espoir quand celle ci a tant souffert par le passé. Difficile d’établir une relation avec une petite fille qu’on a arraché à sa mère.

Ayant subi au quotidien de la violence et des attouchements sexuels, Aimée trouve tout ce qui a de plus normal a avoir vécu avec sa mère pendant 8 ans dans un appartement miteux, sans aucune hygiène minimale. Presque déscolarisée, elle a pris beaucoup de retard dans son apprentissage.

Grâce à Cathy, Aimée est devenue une petite fille propre, polie et attentionnée. Elle a réussi à l’aide de sa mère d’accueil à se reconstruire petit à petit. Cathy a su l’écouter quand elle avait besoin d’elle: elle a réussi à se livrer et se débarrasser de ses plus sombres secrets. C’est grâce aux services sociaux et à Cathy qu’Aimée a eu une vie meilleure.

En un mot? Cette histoire m’a troublée et m’a profondément émue. Une histoire magnifique et pleine d’humanité. Aucun point négatif. Un sans faute. L’auteure a une écriture fraîche, vivante. Cathy a su me conquérir avec des mots justes et humains. Son histoire de mère d’accueil m’a beaucoup touchée.

Un coup de cœur incroyable, plein de sensibilité ! Une richesse d’émotions à la fin de ce livre. Allant du rire aux larmes. De la tristesse à la joie.

Je conseille ce livre à tout public!

 

Kate:

(note 4/5)

C’est une histoire bien triste que je vais vous raconter…..
Une maman de 3 enfants, dont la profession est d’accueillir de manière provisoire, dans sa maison, un enfant placé .
Cela fait 25 ans qu’elle fait ce métier. Il faut une certaine dose de courage, du dévouement, de la résilience, de la fermeté et beaucoup d’amour.
Ce récit est donc autobiographique d’une période de quelques mois où elle a accueilli Aimée, une fille de 8 ans.
Aimée, ne pouvant plus rester avec sa maman. Par incurie et négligence.

On suit donc dans ce livre, tout le processus – de l’accueil jusqu’au placement permanent d’Aimée.
Un récit touchant, bouleversant et aussi révoltant.

Comment Aimée a-t-elle pû passer entre les mailles du filet des services sociaux? Cathy (l’auteure) nous explique, avec prudence, les failles et les dysfonctionnements du service social anglais. Ici, l’histoire d’Aimée se terminera bien. Mais combien d’autres enfants seront ignorés et ne bénéficieront d’aucun secours quand leurs parents failliront à leur devoir d’éducation.
Par ailleurs, la protection sociale essaie d’abord de proposer une seconde chance aux parents défaillants et Cathy, par expérience, nous montre qu’à l’évidence, cela n’est pas possible et que le placement devrait être le plus précoce possible. La séparation de l’enfant de sa famille permet de lui offrir un nouveau départ et de sauver sa vie. C’est extrême mais souvent nécessaire (et ici avec l’exemple d’Aimée, cela se confirme).

En tant que maman, cette histoire m’a extrêmement touchée.
Encore merci (et beaucoup de gratitude) à ces formidables parents d’accueil.

 

Ta putain de vie commence maintenant

Ta putain de vie commence maintenant !

(edition Albin Michel)

(parution 28/02/18) (96 pages)

 

Le site communautaire Lecteurs.com  nous a proposé ce recueil. Nous l’avons lu et chroniqué dans un de leurs articles (club des explorateurs), voici le lien:

https://www.lecteurs.com/article/quand-deux-lectrices-mere-et-fille-decouvrent-le-meme-roman/2443264

 

Kate:

(ma note: 4/5)

Je suis maman de 2 jeunes filles, l’une de 15 ans et l’autre de 13 ans. Donc en pleine période d’adolescence. Une relation mère-fille est complexe, parfois fragile et si délicate.
30 années nous séparent, nous avons nos propres caractères, nos propres points de vue sur pleins de sujets et parfois des clash semblent inévitables. Comment les désamorcer ? Par le dialogue bien sûr. Mais comment ? Quels sont les mots qui permettent de soigner nos égos respectifs ? Un guide ?
Oui, pardi !
Il est tout trouvé et c’est Louise Pasteau qui en propose un.
Un recueil de 96 pages, un titre accrocheur, un couverture aux couleurs flashy. Let’s go !
Il parle de conseils, d’anecdotes, de sujets brûlants, bref, de tout un tas de trucs que j’aurais bien lu (et utilisé) lors de MON adolescence 🙂
Sur un ton très familier (voire un peu trop pour mes « chastes » oreilles :), l’auteure nous emporte et nous propose des solutions & clés pour se sentir bien dans sa peau – physique et émotionnelle.
Avec beaucoup de bienveillance et aussi de lucidité, elle nous explique les choses de la vie. LA VIE de vous, adolescents ! (c’est une lettre qui leur est adressée, n’en déplaise).
Sans tabous, sans filtres et sans ménagement mais avec beaucoup de respect envers soi-même et les autres.

C’est parfois très cru mais au fur et à mesure de la lecture, on s’habitue à cette familiarité. Il n’y a pas vraiment d’ordre, de chapitres distincts. C’est un peu fouillis mais le sujet veut ça. Des mots clés en caractères gras permettent de bien pointer ce qui est essentiel.
Je ne sais pas si je peux comprendre les ados (à la fin du guide) mais au moins, je peux voir qu’à travers les époques, des questions restent universelles.
L’auteure joue un peu ici la grande soeur, celle qui connaît, qui est « passée à travers », celle qui n’est pas encore tout à fait dans la cour des grands et pas encore parent. Il y a beaucoup d’énergie positive, peu de négativisme et ça fait du bien !!!!
Oui, en tant que parent, je le recommande aux jeunes (et à leurs parents) !

 

Clem :

coup de coeur

(ma note: 5/5)

Que dire de « Ta putain de vie commence maintenant »…

Un livre qui parle pleinement de l’adolescence, de « l’âge ingrat » pendant un temps, des problèmes de la vie et des sentiments désagréables éprouvés telle que la peur, le stress et le regard des autres.

Et quand j’ai découvert ce livre, ce fut un véritable miracle ! Enfin quelqu’un pour répondre à mes questions, me rapporter des réponses, qui peut me comprendre dans ce que je traverse et qui a comme moi des avis identiques sur certains sujets.
Un roman dynamique, qui m’a interpellé au premier regard par sa couverture !

Telle ne fut par ma surprise quand j’ai découvert le style très particulier de l’auteure. La narratrice écrivait de manière franche et directe, avec un langage familier (beaucoup de « gros mots »). Mais le langage restait cependant propice à l’histoire. Il restait en accord avec les thèmes abordés. J’ai été agréablement surprise au franc parler de la narratrice, qui pouvait s’avérer parfois sans complexe, ni tabous.

De plus, j’ai vraiment apprécié l’ironie de l’auteure sur les sujets fragiles et risqués. Ses conseils m’ont été une aide précieuse. Elle m’a aidé à ouvrir les yeux, à me sentir confiante et à m’accepter telle que je suis.

Son livre, une bouffée d’air frais. Il m’a permis de comprendre un peu mieux l’adolescence, et de profiter pleinement de ma jeunesse. Car cette histoire est bien plus qu’un questionnement avec des réponses. Il est aussi l’observation de cette auteure dans les comportements et les problèmes des adolescents.

Ce livre m’a beaucoup fait réfléchir. Pas une seule fois la narratrice n’a parlé d’aspects négatifs. Elle ne disait que du positif. C’est ça qui est merveilleux.

Je ne peux donc rien reprocher à ce livre : il est tout bonnement génial.

Je le conseille fortement auprès des adolescents, il saura aider petits et grands, et pourra répondre à leurs questions et ainsi les rassurer.

 

 

 

Le pays du soleil rouge d’Elizabeth Haran

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(Editions de l’Archipel, collection Grand Roman – 462 pages – parution 8/2/17)

 

Kate:

Aujourd’hui je fais une chronique « solo ».

En effet, j’ai reçu par service presse, Les Editions de l’Archipel, ce roman australien de cette jeune auteure. Je remercie donc ici cette édition et souhaite continuer ce partenariat si tel est leur souhait (et si je retrouve un livre alléchant et intrigant).

Ma fille ne l’a pas lu – volontairement- puisque le thème ne lui convenant pas. Et aller forcer une jeune fille de 15 ans …..:)

Une femme auteure, cela tombe bien,  je fais le défi #marsaufeminin ce mois-ci.

 

(Ma note: 3/5)

Un peu de romance dans ce monde reptilien!

La couverture à dominante rouge et au paysage de bayou attire le regard.
L’histoire se passe majoritairement en Australie. Je me souviens encore de ma découverte de ce continent mystérieux grâce à l’envoutante saga « Les oiseaux se cachent pour mourir » et puis plus récemment une série TV australienne « Doctor Doctor » qui propose des paysages à couper le souffle.

L’Australie donc. Ici dans la région du Nord (Darwin) et un de ses villages reculés.
Une jeune femme anglaise, institutrice , commet un impair et se retrouve obligée de s’exiler en Australie durant 2 ans et tenir une classe d’élèves.
La traversée en bateau, l’arrivée à Darwin, puis la découverte du fameux village. Des personnages secondaires pittoresques (certes un peu caricaturaux) mais bien sympathiques.
Et cette nature intrépide, indomptable, mystérieuse, très sauvage et TRES colonisée par d’affreux crocodiles.
Brrr, j’en ai eu froid dans le dos. J’en ai même un peu cauchemardé. Il y a une scène terrible qui ne déparerait pas dans un film d’horreur!
Il lui arrive bien des déboires à cette pauvre institutrice. Mais l’amour pointe le bout de son nez en la personne du chasseur de crocodiles.
Il y a bien un happy end.

Au début quoiqu’un peu sceptique par le thème du roman (une romance que j’ai peu l’habitude de lire), je me suis laissée happer par cette intrigue, cette histoire si pleine de bons sentiments.
Le personnage principal , Lara, ne m’a pas intéressé plus que ça, mais les autres personnages sont si vivants, si authentiques.
Cela se passe pendant la seconde guerre mondiale avec les conflits, les raids aériens….mais bizarrement , l’auteur n’en fait pas mention en Angleterre.
Il y a bien certaines situations qui sont surprenantes ;on pressent ce qui va arriver à certaines personnes. Mais la description de la nature – parfois hostile – est pour moi ce qu’il y a de plus réussi dans cette saga. Des paysages, des animaux et la météo, tout y est pour s’évader un petit moment, loin de la grisaille de l’hiver.

 

En conclusion: une lecture agréable et plaisante. Ca fait du bien 🙂 (et pas « prise de tête »)

 

« Bahkita »de Véronique Olmi.

 

Bakhita par Olmi

édition Albin Michel (23/8/17)

Résumé:

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.
Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.

 

Clem:

(note 3,5 / 5)

Hello !! Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’un thème encore sensible : l’esclavage.

Je pense que nombre d’entre vous en avez entendu des échos. Car oui, malheureusement l’esclavage (moderne) reste aujourd’hui un système encore fréquent dans certains pays. Dont le Gabon, la côte d’Ivoire, le Népal…ou encore la Moldavie.

Alors quoi de mieux que d’aborder ce thème dans le livre « Bahkita »? Un roman riche en émotions, intense et très émouvant.

Encore une seule chose à vous dire: accrochez vous, car ce livre en vaut la peine… tant par la violence des mots que des sentiments ressentis.

Mon avis: Que dire sur ce livre… Il y a tellement de points à aborder.

En commençant par l’esclavage. Car c’est le principal sujet concerné dans « Bahkita ».

Mais qui est donc cette petite fille devenue captive, esclave, domestique, sainte puis religieuse? Une enfance dure, traumatisante, intolérable et inhumaine pour une petite fille de 7 ans à peine.

On peut dire qu’elle est née à la mauvaise période, au mauvais moment dans une Afrique en Guerre à ce moment là. Quoi qu’il en soit, Véronique Olmi a su nous mettre dans l’ambiance, en écrivant d’une manière poétique les scènes parfois « douloureuses », « trop violentes ». Justement, c’est ce qui m’a aidé à prendre du recul et à avancer dans ses moments certes difficiles, mais admirables à surmonter pour cette petite « Bahkita ». L’histoire de « Bahkita » m’a énormément touchée, surtout les parties où elle décrivait les scènes de violences (qui étaient très présentes malheureusement!). Par contre, je n’ai pas trop aimé la fin de l’histoire car Véronique Olmi s’éloignait de Bahkita, elle partait plus sur la guerre et la politique à cette époque et non sur la vie de religieuse de Bahkita ainsi que sur la fin de sa vie. Mais en général, ce fut une belle histoire avec un personnage principal touchant, vivant. « Bahkita » est une personne dotée d’une incroyable humanité, c’est un exemple de sagesse de bonté, tant par sa gentillesse que par sa maturité. De plus, elle a été très courageuse d’avoir pu surmonter tant de souffrances tout au long de sa vie. Oui , j’espère que maintenant, à l’heure qu’il est, que « Bahkita » repose en paix.

Elle a tant donné de sa personne, elle a fait preuve de bienveillance et a donné de son temps en redonnant le sourire aux gens les plus démunis alors qu’elle avait encore ses démons du passé. Elle ne montrait jamais ses faiblesses, même quand elle était souffrante. Elle ne voulait encombrer personne. Juste montrer un visage calme et paisible, maîtrisée d’elle même.

Et ce qui est le plus beau, c’est qu’elle ait même  réussi à se reconstruire alors qu’elle avait traversé un parcours traumatisant, difficile, insurmontable.

 

Kate :

(note 3/5)

C’est pour moi une lecture en demi-teinte.
La première partie, celle de l’enfance et de l’histoire de son esclavage est émouvante certes (des passages très durs), mais on voit bien que ce récit est romancé.
Bakhita, Soudanaise et devenue sainte, ne se souvient plus du tout de ses origines, de son nom, de son enfance. le choc traumatique qu’elle a éprouvé explique certainement cela (le cerveau « bloque et enfouit » les épisodes douloureux). L’auteure a donc essayé d’imaginer ce qui a pu lui arriver. Et comme je l’ai su, j’ai moins adhéré à cette partie fictionnelle.
La seconde partie retrace sa vie religieuse en Italie (son parcours d’étudiante catéchiste puis de religieuse). J’aurai voulu en savoir plus sur les raisons de son choix (rentrer dans les Ordres).
La plume de l’auteure est agréable. On est happé par le parcours si douloureux de cette petite fille. Je connaissais le sujet de l’esclavage mais pas toutes les ramifications (et de complicités ) qu’ont pu avoir certains pays européens. Un sujet brûlant. Sainte- Joséphine Bakhita, la Petite Mère Noire , quelle belle personne bienveillante et courageuse.

PS: Véronique Olmi a découvert l’histoire de Bakhita par hasard, en visitant une église en France. Une recherche documentaire qui a duré 3 ans.

 

 

 

 

 

 

Kaleb T1 de Myra Eljundir

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Editions Robert Lafont

(CollectionR jeunes adultes)  442 pages

Résumé:

À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-même. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour où sa propre puissance le dépasse et où tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

Clem :

(note 4/5)

Mon avis: Ah que dire de  « Kaleb » !!! Un livre prenant, inattendu, et pour le moins une très bonne découverte côté romans.

Mais aussi une réelle surprise pour ma part. Je ne m’attendais pas à autant de rebondissements dans l’histoire, j’étais à la fois surprise et complètement sidérée par cette immense cruauté, la folie délirante de certains personnages, la violence émise et décrite dans des scènes parfois dures à assimiler et à lire jusqu’à la fin.  Cependant, j’ai adoré le déroulement de l’intrigue et les personnages très énigmatiques, surtout « Kaleb ( attachant et parfois assez troublant !). Car sous une image séduisante, charismatique, il cache bien plus qu’une belle apparence…

En soi, l’histoire générale m’a vraiment plu ! Cela me rappelait beaucoup « Endgame », qui s’en rapprochait beaucoup avec l’histoire d’une prophétie et des « Elus » …

Malheureusement, « Kaleb » a aussi ses défauts. Trop de passages en italique et l’histoire n’était pas vraiment centrée à 100% sur « Kaleb » mais plutôt dirigée sur ses ancêtres, descendants d’une grande lignée d’empathes. Je trouve ça vraiment dommage, car ça m’a un peu gâché ma lecture.

C’est cela qui ne m’a pas amené à le définir comme un vrai coup de cœur.

Malgré ces quelques défauts, « Kaleb » reste un livre tout à fait fascinant, intéressant et très divertissant ! Il fait maintenant partie de mes livres préférés. Je le conseille grandement aux personnes aux plus de 15 ans, ou à ceux qui ne sont pas sensibles à la violence et à tout autre sujet malsain ou incongru.

PS: En 4ème de couverture il est écrit « interdit aux moins de 15 ans »

 

Kate

(note 3/5)

Un ovni dans ma PAL!
Le choix de cette lecture s’étant fait naturellement….par ma fille.
Je n’ai jamais vraiment lu de littérature Young Adult . Clem me proposa donc, par le biais d’une amie enchantée, ce premier opus.
Pour elle c’est une première notamment par le genre du héros (oui, masculin!). Pour l’identification, on repassera! Elle qui aimait tant ses héroines…

Mon avis:
Difficile de trancher….je dirais mitigée donc.
L’idée est assez originale je l’avoue. Le mélange de mythes nordiques, de paranormal/psychologie, de technologie et d’un peu de romance me semble prometteur.
Le résumé alléchant également. Certes, on nous promet de la violence. Le message est donné aussi de l’interdiction de lire en-dessous de 15 ans. Quoi? Ouf, ma fille a 15 ans, ça passe….
Au fur et à mesure de ma lecture, je me rends compte que cette violence tant promise est bien là sur le papier. Une violence froide, montant crescendo. Et même des séances de torture.
STOP! je n’en peux plus. Même passé la quarantaine, j’ai du mal à freiner mes émotions qui me submergent. Un côté malsain, de méchanceté gratuite.
J’ai continué tout de même (rien que pour voir ce que ressent la nouvelle génération).
Il est vrai que le récit est prenant. On veut connaître le dénouement.
J’ai eu du mal à m’identifier aux personnages (ils sont si jeunes certains). Mais j’ai bien perçu la haine implacable du Colonel (puis finalement sa détresse). L’auteure a réussi à nous emmener dans les méandres de la psyché de chaque personnage principal (ah cette jeune soldat, j’ai serré les dents pour elle).
Il n’est peut-être pas exclu que j’ouvre le deuxième tome finalement (à l’issue de cette critique).
Décrire le Mal sous toutes ses formes est tout de même une gageure pour l’auteure. Et le faire lire aux jeunes lecteurs encore plus!

« L’herbe bleue » (livre publié anonymement)

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Edition Presses Pocket – (réécrit par Béatrice Sparks)

Clem:

(note 5/5)

Hello, aujourd’hui j’aimerais vous parler d’un livre qui me tient très à cœur.

Depuis ce début d’année 2018, j’ai découvert un genre de livre très captivant. Ce sont des romans poignants, des témoignages. Je ne m’en lasse pas d’en lire, car ils représentent une part de réalité dans ce monde.

Mais celui dont je voudrais vous présenter aborde un fléau constant malheureusement encore d’actualité : la drogue.

L’herbe bleue, publié anonymement, retrace l’histoire d’une jeune fille de 15 ans qui découvre malgré elle la drogue.

Très réaliste, ce roman (témoignage) fait part des méfaits de la drogue chez les jeunes. Cependant, c’est juste un journal intime qui raconte la vie d’une adolescente torturée, « addict à la drogue », dans ses « good trips » et « bad trips ». Ce livre ne conseille donc pas aux adolescents comment arrêter la drogue ni comment s’en soigner et en parler.

Résumé: C’est l’histoire d’une jeune fille de 15 ans qui, petit à petit, va sombrer dans la drogue, une terrible addiction.

Tout commence lorsqu’elle déménage avec sa famille dans un autre état. Elle laissera sa maison, ses repères et sa seule véritable amie Beth, de « son ancienne vie ».

S’ensuit une nouvelle vie, avec une plus jolie maison et un meilleur poste pour son père, professeur dans une université. Mais question d’adaptation, elle a du mal à s’intégrer socialement au lycée. Difficile de se faire des amis quand on se sent mal dans sa peau.

Au bout d’un certain temps d’intégration, elle se fait inviter à une fête par une fille plus âgée. Prenant cela comme une opportunité, elle décide d’y aller alors qu’elle ne connaît que très peu de personnes. A son insu, elle découvre qu’au cours de la soirée, on lui a mis dans son verre de coca du L.S.D. Elle se promettra de ne plus y toucher, malgré des sensations extraordinaires.  Mais bientôt, le désir incontrôlable de retoucher à la drogue la rattrape.

Elle sombre alors dans l’enfer de la dépendance, et sa vie n’est plus qu’un mélange d’angoisse, de détresse et de peine. Elle se sent perdue, elle ne sait plus qui elle est.

Sa vie aura bientôt pris un affreux goût de malheur, de tristesse.

Tout va basculer.

Oui, elle ne sait pas ce qui l’attend, et c’est quelque chose de bien pire que la drogue…

Mon avis personnel:

Ce livre fut pour moi un vrai coup de cœur. Il m’a beaucoup marquée.

Très sensible, j’ai été choquée de découvrir qu’on pouvait prendre de la drogue à un si jeune âge (j’ai le même âge!). De plus, j’étais triste pour cette fille, qui en plus d’être mal dans sa peau, n’avait pas été avertie des méfaits de la drogue. Elle n’avait personne pour la soutenir, sauf un journal intime où elle pouvait écrire ses pensées et dire ce qui lui arrivait.

J’ai vraiment adoré lire ce fait vécu, car d’une part, il était tellement captivant que je ne voulais pas qu’il se termine. Mais à certains moments, je trouvais que la fille s’exprimait vraiment bizarrement car elle disait des choses sans queue ni tête. C’était certainement dû aux effets de la drogue.

Dans tous les cas, je le conseille grandement auprès des adolescents non sensibles. Car ce témoignage est poignant, bouleversant et contient une certaine part d’émotions fortes.

 

 

 

« Blacklistée » de Cole Gibsen

https://www.babelio.com/couv/CVT_Blacklistee_7978.jpg

Clem:

(note : 4/5)

Sur le conseil d’une amie, j’ai aujourd’hui décidé de faire une critique sur un livre jeunesse ! Mais pas n’importe quel thème ! Car ce roman porte sur l’harcèlement scolaire. A mon avis, je trouve que l’on n’en parle pas assez. De nos jours, ce phénomène est très répandu dans les milieux scolaires, et fait surtout ravage chez les jeunes.

« Blacklistée » est justement un bon exemple. Il montre et fait appui à ce qui se passe aujourd’hui dans nos écoles, particulièrement dans les collèges et lycées. L’harcèlement peut être dirigé par une ou plusieurs personnes. Mais généralement, les agresseurs sont plusieurs à harceler la victime et à la prendre pour cible. Souvent, dans beaucoup de cas, cela peut prendre des proportions inconsidérés et aller jusqu’à détruire des vies..

Je vous laisse imaginer la suite..

Bref, maintenant qu’on est rentrés dans le vif du sujet, je vais sans plus tarder vous présenter le résumé du livre!

Résumé : Regan Flay, 17 ans, a tout pour plaire. Belle, riche et populaire, elle étudie dans un prestigieux lycée et ses parents ont les moyens de réaliser tout ses souhaits. Mais un beau jour, elle a le malheur de trouver tout ses textos placardés sur les casiers du lycée. Vacheries, mensonges, insultes…. Mais rien n’est sans conséquences. Tout est là, exposé aux yeux de tous. Devenue une paria, Regan voit sa popularité chuter et ses prétendus amis se retourner contre elle. Nolan, un jeune homme plutôt mignon mais néanmoins légèrement asociable, sera le seul qui lui viendra en aide. Il découvre vite que Regan est tout sauf la miss Parfaite qu’elle voulait bien montrer. Sous sa carapace, c’est une jeune fille angoissée et stressée, qui a du mal à supporter les exigences de sa mère et le regard des autres. La chute de Regan n’est qu’un début, et personne n’en sortira indemne, ou même gagnant…

 

Mon avis : Très franchement, j’ai aimé lire ce livre. Mais je n’irais pas jusqu’à dire que cela a été un coup de coeur. Dans l’ensemble, l’histoire était intéressante, très divertissante et facile à lire. Par contre, je trouve que la fin est ratée car tout s’est passé trop vite. Regan  pardonne trop facilement à Nolan, alors qui lui a menti délibérément. Je trouve ça dommage car j’aurais aimé une fin moins baclée, plus réaliste.  Dans tous les cas, je conseille ce livre aux adolescents vers les 12-15 ans. C’est un moyen d’aider les autres adolescents qui sont affectés par l’harcèlement, et ainsi les pousser à se confier.

Alors oui, parlez-en autour de vous, à vos proches, à vos amis. Et surtout, n’ayez pas honte de ce que vous traversez. L’harcèlement est un acte puissant, destructeur, et peut détruire mentalement aussi bien que physiquement. Oui, il détruit des vies.

Classique: « La vie devant soi » de Romain Gary.

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Goncourt 1975 – édition Gallimard – editions Folio

Clem:

(ma note : 3/ 5)

Hello! Aujourd’hui, j’aimerais vous présenter un classique que j’ai du lire et étudier pour mon cours de français (en 3ème) : « La vie devant soi » de Romain Gary.  Ce livre dénonce beaucoup de sujets variés comme le racisme, les différentes cultures (religions), un peu de  philosophie et surtout le point de vue d’un petit garçon perdu, trop mature pour son âge et qui se pose beaucoup de questions sur la vie et les choses qui l’entourent. Ce sont ces  thèmes multiples qui font de ce roman une véritable richesse culturelle.

Résumé:  « Momo » est un petit garçon d’origine marocaine d’une dizaine d’années. Il est logé au sixième étage d’un immeuble et est élevé par Madame Rosa, une ancienne prostituée juive. Elle accueille en faisant pension pour des enfants de « putains ». Là-bas il va rencontrer  plusieurs camarades dont « Moise » ou encore « Banania » mais il sera le seul à y rester le plus longtemps en raison de la santé de Madame Rosa qui se fait vieille et qui commence à devenir un « légume » en raison de sa « sénilité ». Au début,  Momo éprouve une profonde tendresse qui va ensuite s’amplifier pour devenir de l’amour. Madame Rosa lui a menti sur son âge car « elle l’aimait trop », en lui donnant 4 ans de moins.  Momo va aussi rencontrer Madame Lola, ancien champion de boxe qui est devenu une travestie et travaillait au bois de Boulogne. Elle les aidera en leur donnant de l’argent, fruit de son travail et ainsi, aidera Momo à s’occuper de la vieille juive devenue trop âgée pour s’occuper d’elle même. Il va aussi faire la connaissance de Monsieur Hamil qui lui enseignera la religion musulmane.  Momo restera aux côtés de Madame Rosa jusqu’à ce qu’elle meure et même au delà de la mort.

Mon avis: Je suis assez… mitigée. D’un côté, je suis surprise par les expressions parfois étranges que Momo utilise. Il confondait souvent le sens des mots, comme pour « euthanasier » et « avorter », il inversait leur sens. Au début du récit, l’histoire se traînait un peu, mais plus on avançait, plus cela prenait de l’ampleur dans l’histoire qui commençait à devenir intéressante. On abordait d’autres sujets que la relation entre Madame Rosa et Momo. Au final, l’histoire était quand même intéressante, elle tournait autour de la religion, des rapports entre les êtres humains et l’argent.

Je pense que, quel que soit l’âge des personnes qui lisent ce livre, le point de vue sera différent car nous n’avons pas tous la même opinion et la même maturité concernant cette lecture. Justement, j’ai beaucoup apprécié la maturité franche et droite de Momo, à l’égard de la vie, parfois dure à reconnaître. Bref moi je ne le conseillerais qu’à ceux qui aiment lire ce genre de classiques, car l’histoire peut paraître ennuyante par moments. Elle demande du recul et le vocabulaire est cru.

Kate:

(ma note: 4/5)

J’ai lu ce roman en 1996 (il y a treeeees longtemps:) c’est un ami qui me l’a offert et conseillé (David, si tu passes par là, ptit coucou!).

Un livre annoté, émargé, corné, surligné…(il a vécu!). La vie devant soi est un concentré d’émotions, une magnifique leçon de vie.

La grande force de ce roman est d’évoquer un sujet grave sur le ton de la légèreté. La mort est omniprésente et submerge le jeune héros. Mais par ses phrases amusantes et sa candeur, et pourtant plein lucidité sur la vie, arrive à conjurer ses frayeurs et se projeter dans son avenir . La mort fait peur disait l’auteur. Cette chienne de vie ne leur a pas fait de cadeau ni à Momo, ni à Rosa. Je me souviens que lors de ma lecture, j’ai éprouvé tour à tour de la compassion, de l’indignation mais aussi des sourires et une infinie tendresse pour ce duo improbable et cette galerie de personnages secondaires hauts en couleurs.

Romain Gary a eu un prix Goncourt et il le mérite. Ce roman est jubilatoire, teinté de lyrisme, sombre, violent, décalé, teinté d’humour,  bref,  atypique !