« Impératrice de Chine » de PEARL BUCK

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(Editions Archipel, Archipoche, 448 pages, parution mars 2018, 8,80 euros)

Résumé:

Au mois d’avril 1852, soixante jeunes filles appartenant aux meilleures familles mandchoues sont convoquées au palais de l’empereur de Chine, Hsien Feng, afin qu’il choisisse ses épouses. Seule sera impératrice celle qui lui aura donné un fils, aussi ne suffit-il pas d’être élue, encore faut-il ne pas se laisser oublier…

Yehonala ne l’ignore pas. Elle a rusé pour se faire distinguer par l’empereur, mais se souviendra-t-il encore d’elle demain? Ambitieuse et intelligente, elle prépare avec soin les voies de son succès. Sa patience sera récompensée : elle devient la favorite et, à la naissance de l’Héritier, un décret la proclame impératrice sous le nom de Tzu-Hsi.

La. mort précoce de l’empereur remet tout en question, mais Tzu-Hsi sort victorieuse de la bataille pour la régence. A moins de trente ans, elle tient en main les rênes du pouvoir, elle les gardera pendant près d’un demi-siècle crucial pour l’Empire du Milieu. Personnage fabuleux, Tzu-Hsi appartient en effet au passé historique de la Chine que le récit de Pearl Buck recrée magnifiquement dans son faste et sa beauté.

Clem:

(note: 3/5)

Un livre tout à fait étonnant ! D’une beauté sans égale, riche en faits historiques.

Une histoire épique, une romance impossible.  Qui mérite concentration.

A chaque page, de nouveaux conflits, de nouveaux complots : incertitudes, manipulation, amour-haine…

De quoi se régaler : des rebondissements à ne plus savoir où donner la tête.

Mais à certains moments, cela cause problème : trop d’explications en même temps, on commence à en perdre le fil.  Paragraphes trop longs, trop détaillés : beaucoup de descriptions, pas assez d’action.  Il m’arrivait même, à certain passages, de sauter des lignes : l’histoire en devenait presque ennuyante et sans intérêt.

Heureusement que le roman n’était pas 100% historique, car sinon l’histoire serait vite devenue lassante, écrasante. La romance a su équilibrer le tout : les personnages avaient des sentiments presque « humains », et n’étaient pas complétement parfaits.

Prenons le cas de notre chère impératrice, Tseu-hi, belle manipulatrice au visage trompeur : un être impitoyable doté d’une grande beauté, d’une incontestable intelligence, qui a su manipuler avec brio ses proches et son entourage. Tous ces efforts pour quoi ?

Pour sa propre vanité, son envie maladive de devenir impératrice et son besoin constant de régner sur l’empire chinois.

L’auteure a su décrire avec merveille les paysages, elle m’a fait voyager dans ses écrits. De belles descriptions, un cadre idyllique, des palais grandioses, une impératrice adulée et invulnérable aux yeux de tous : de quoi nous l’envier d’être célèbre et riche à notre tour.

Du côté de l’histoire en général :  alternance entre la vie de Tseu-hi et les conflits dans la Chine.   La vie d’une impératrice n’est pas si facile, finalement …

Conférences, voyages constamment obligés, traversées, complots, négociations, consultations, vie au palais, morts, guerre : on en devient vite stressé et tendu des démarches à prendre quotidiennement.

Car  il y a une chose que j’ai retenu : l’impératrice n’a jamais été heureuse durant son règne dans l’empire chinois et dans sa vie au palais ( charges lourdes, vie de famille compliquée, jalousie… ). Elle portait en elle toute la tristesse du monde et n’a jamais pu s’en défaire.

*Alerte spoil* En fin de compte, elle n’a jamais pu épouser celui qu’elle aimait en secret : un amour impossible pour son rang.

Un autre point qui m’a déplu au niveau du roman : une histoire trop longue, qui m’a pris une semaine de lecture.

Mais dans l’ensemble, une agréable lecture qui m’a fait voyager durant l’incroyable règne de cette impératrice de Chine : « Tseu-hi » (ou « Cixi »)

Kate:

(note: 3,5/5)

Un voyage au cœur de la Cité Interdite !

Merci aux Éditions l’Archipel pour avoir réédité ce roman publié en 1956 par Pearl Buck, d’origine américaine mais ayant vécu une grande partie de sa vie en Asie. Cette auteure a reçu le prix Nobel .
Je n’ai jamais lu une de ses œuvres. Il m’en aura fallu du temps…..
Il y a quelques années, j’avais lu « Mémoires d’un eunuque dans la Cité Interdite » de Shi Dan. L’histoire se passant à l’époque des dernières années de règne de l’impératrice Cixi. J’avais déjà un aperçu des mœurs et rites de la Chine Impériale.
*
Une biographie romancée de Cixi; d’abord appelée Yehonala, une des centaines de concubines de l’Empereur puis devenue impératrice douairière car mère du fils régnant.
Cette ascension au pouvoir s’est faite lentement, petit à petit, par la ruse et la manipulation. Un destin prodigieux mais aussi mélancolique.
Dans ce récit, on se rend compte que Cixi n’a pas toujours été heureuse ni comblée. du moins au niveau sentimental. Une recherche éperdue de l’amour....
*
Une lecture très agréable, fluide et bien documentée sur la vie secrète à la Cour, ses fastes, ses richesses. Une plongée dans le temps et l’espace. Quelle envie de vouloir visiter cette Cité à Pékin !
Une plongée également dans les arcanes du pouvoir, un spectateur muet devant les intrigues politiques ( moi aussi j’ai écouté derrière le paravent, comme Cixi 🙂 .
*
Dans mes cours d’histoire, j’ai appris que l’impératrice était cruelle, égoïste, calculatrice et rancunière mais ici, l’auteure nous la dépeint comme une femme sensible et pleine de bonne volonté. Qui a raison? Impossible de le savoir. Personne n’a pu entrer dans l’intimité de cette femme.
En tout cas, pour moi, ce fût une belle expérience de lecture tant par les connaissances historiques que les émotions suscitées. Un beau voyage enrichissant sans sortir de son canapé 🙂

 

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